Cas d'usage — résilience

Un dépôt de sauvegarde illisible par son hôte.

restic ou borg poussent vers votre VPS en SSH, chiffrent tout côté client, et ne laissent sur la machine distante que des fragments indéchiffrables. En prime : une juridiction différente de celle de vos données sources — c'est la définition même d'une copie hors site qui tient la route.

Chiffrement côté client restic / borg 1 Gbps pour les gros volumes Seconde copie rappelée
Pourquoi ce cas d'usage

Pourquoi un VPS offshore comme cible de sauvegarde

La sauvegarde a trois ennemis : la panne matérielle, la suppression accidentelle, et la juridiction unique. Un VPS offshore règle le troisième par construction — une saisie ou une coupure dans votre pays ne touche pas une machine à l'étranger — et les deux premiers avec des outils standard, chiffrés de bout en bout.

Zéro connaissance, par design

borg et restic chiffrent avant l'envoi : AES-256, clé dérivée de votre passphrase, jamais transmise. L'hôte ne voit jamais que des blobs. Combinez avec notre no-KYC et vous obtenez un maillon sans la clé ni l'identité.

Diversité juridictionnelle réelle

Une sauvegarde dans le même pays que la source n'est qu'une tolérance de panne, pas une stratégie. Nos 6 juridictions (Pays-Bas, Roumanie, Islande, Panama, Suisse, Russie) permettent une séparation géographique et légale complète.

1 Gbps pour les gros volumes

Une fenêtre de sauvegarde nocturne de 4 h déplace 1,5 To sur 1 Gbps. Les sauvegardes incrémentales ne transfèrent que les blocs modifiés : après l'amorce, la fenêtre se compte en minutes, même sur des dépôts de centaines de Go.

Dimensionnement — la règle des 1,5 à 2×
Modèle NVMe utile Source conseillée Rétention type
VPS-1 Coast ~22 Go Documents, photos, configs 14 quotidiens + 4 hebdo
VPS-2 Reef ~55 Go Poste de travail complet 30 quotidiens + 12 hebdo
VPS-3 Horizon ~112 Go Serveur ou NAS familial 60 quotidiens + 12 mensuels
VPS-4 Abyss ~225 Go PME, plusieurs machines Avec archives annuelles

Un dépôt borg occupe typiquement 1,5 à 2× la taille des sources (chunks dédupliqués + index + marge de fragmentation) ; restic, ~1,5×. La déduplication fait le reste : 100 Go de sources avec 5 % de changements quotidiens n'ajoutent qu'environ 5 Go/jour au dépôt.

La règle d'or : le VPS n'est pas la seule copie

Trois copies, deux supports, une hors site : la règle 3-2-1 n'a pas vieilli. Votre VPS offshore couvre le « hors site » à merveille — mais il reste une copie unique si vous vous arrêtez là. Un ransomware qui chiffre vos sources puis votre montage SSH ne vous laissera rien.

Le schéma robuste : sources → VPS offshore (copie principale) → second VPS ou disque externe (copie de repli). Le snapshot VPSPLEX à 1 $/mois protège du « rm -rf » accidentel sur la cible, pas d'une compromission de la clé SSH. La vraie protection, c'est la seconde copie dans une juridiction différente de la première.

Honnêteté technique

Ce schéma a un coût : le chiffrement côté client consomme du CPU à l'envoi (comptez ~100–150 Mo/s sur 2 vCPU, plus sur les gammes supérieures). La première sauvegarde est lente — des heures pour un gros volume. Les suivantes sont incrémentales et rapides. Si vous voulez du « set and forget », le timer systemd ci-dessous suffit.

Mise en route

borg repository initialisé, chiffré, automatisé — en 20 minutes

L'exemple utilise borg via SSH (dépôt distant standard). restic fonctionne sur le même principe avec son backend sftp : mêmes garanties, mêmes habitudes. Le tout sur une base Debian 12, avec un utilisateur dédié et une clé SSH dédiée.

  • Commandez un VPS-3 Horizon dans une juridiction différente de vos données sources.
  • Durcissez l'accès : clé SSH uniquement, utilisateur dédié, pas de mot de passe — c'est votre coffre, pas votre vestiaire.
  • Installez borgbackup côté client et initialisez le dépôt sur le VPS : la passphrase reste chez vous.
  • Lancez la sauvegarde initiale (longue, normale), puis testez un borg extract pour valider le chemin de restauration.
  • Automatisez avec un timer systemd quotidien et une rétention prune (7/4/12).
  • Testez et vérifiez : une fois par trimestre, testez une restauration complète sur une machine jetable. Une sauvegarde non restaurée est un espoir, pas une sauvegarde.
init + premier backup# Client : installer borgbackup (Debian/Ubuntu) $ sudo apt install borgbackup # Clé SSH dédiée, sans passphrase côté serveur $ ssh-keygen -t ed25519 -f ~/.ssh/borg_backup $ ssh-copy-id -i ~/.ssh/borg_backup.pub backup@VPS_IP # Initialiser le dépôt chiffré côté client — la passphrase # n'est JAMAIS envoyée au serveur. Ce qui dort chez # nous : du chiffré, indéchiffrable sans votre clé. $ borg init --encryption=repokey-blake2 \ ssh://backup@VPS_IP/./backups/borg # Premier backup (long — c'est normal) $ borg create --stats --progress \ ssh://backup@VPS_IP/./backups/borg::"{hostname}-{now:%Y-%m-%d}" \ /etc /home /var/www /srv/data # Vérifier qu'on peut restaurer (le vrai test) $ borg list ssh://backup@VPS_IP/./backups/borg $ borg extract ssh://backup@VPS_IP/./backups/borg::nom-archive etc/nginx
timer systemd# /etc/systemd/system/backup.service [Unit] Description=Backup quotidien borg [Service] Type=oneshot Environment=BORG_REPO=ssh://backup@VPS_IP/./backups/borg Environment=BORG_RSH=ssh -i /root/.ssh/borg_backup EnvironmentFile=-/root/.config/borg.env ExecStart=/usr/bin/borg create --stats \ ::"{hostname}-{now:%Y-%m-%d}" /etc /home /srv/data ExecStartPost=/usr/bin/borg prune -v --list \ --keep-daily=7 --keep-weekly=4 --keep-monthly=12 ExecStartPost=/usr/bin/borg compact # /etc/systemd/system/backup.timer [Timer] OnCalendar=daily RandomizedDelaySec=30m Persistent=true [Install] WantedBy=timers.target $ systemctl enable --now backup.timer
équivalent restic# Même garanties, même principe : chiffré côté client. $ restic init --repo sftp:backup@VPS_IP:/backups/restic $ restic backup /etc /home /srv/data \ --exclude-file /etc/restic/excludes $ restic snapshots $ restic restore latest --target /restore # restic lit aussi S3, B2, SFTP… : un même outil # pour votre VPS offshore ET votre cloud froid. # Rappel : une seule copie = zéro copie. La seconde # copie (second VPS, disque externe) n'est pas optionnelle.

Le snapshot VPSPLEX (1 $/mois) ajoute une protection instantanée côté hôte contre la suppression accidentelle — il ne remplace pas la seconde copie hors site. Stockez la passphrase borg dans votre gestionnaire de mots de passe : sans elle, même vous ne relirez rien.

Questions rapides

Sauvegardes : les trois questions qu'on nous pose

Pourquoi un VPS plutôt qu'un stockage objet pour mes sauvegardes ?
Le stockage objet est confortable mais opaque : vous ne savez pas sur quel disque vos données dorment. Un VPS vous donne un système de fichiers, du RAID logiciel sous vos yeux, des snapshots instantanés, et une IP que vous contrôlez. Avec borg ou restic chiffrés côté client, l'hébergeur ne voit que du chiffré de toute façon — la différence se joue sur le contrôle, pas sur la confidentialité.
L'hébergeur peut-il lire mes sauvegardes ?
Non — par construction. Le dépôt est chiffré côté client (borg ou restic, AES-256 + clé dérivée de votre passphrase) avant d'être envoyé en SSH. Nous stockons des blobs illisibles. Ajoutez le modèle no-KYC et le résultat est un maillon qui n'a ni la clé ni l'identité : il ne peut rien révéler, même sous pression.
Que se passe-t-il si le VPS de backup meurt ?
Rien de grave, si vous respectez la règle d'or : le backup ne vit pas sur une seule machine. Gardez toujours une seconde copie hors site — un second VPS dans une autre juridiction, un disque externe, ou un cloud froid. Un VPS est une excellente cible primaire ; une copie unique, où qu'elle soit, ne l'est jamais.

Votre dépôt de backup peut être prêt avant ce soir.

VPS dans une juridiction neuve, borg init, timer quotidien. Puis la seconde copie — parce qu'une seule, ça n'en est pas une.

Déployer mon serveur de backup