Pourquoi Panama, pourquoi maintenant
Depuis 2023, la demande d'hébergement en Amérique latine est notre croissance la plus rapide : +64 % de nouveaux clients basés entre le Mexique et l'Argentine en 2024 — paiements en crypto, service assuré depuis Rotterdam avec 140 ms de RTT. Nous avons longtemps répondu « bientôt ». Aujourd'hui, c'est fait — et le choix de la juridiction mérite une explication, parce qu'il n'a pas été fait pour le drapeau.
Trois critères ont départagé les candidats. D'abord le droit : Panama n'impose pas de rétention générale des données aux hébergeurs ni de registre d'utilisateurs — le cadre que nous exigeons pour toute juridiction où dorment vos serveurs. Ensuite la géographie : Panama est l'un des rares points où les câbles sous-marins de l'Atlantique et du Pacifique se croisent (ARCOS-1, MAYA-1, PanAm et leurs voisins), ce qui en fait le meilleur point d'attache latence du continent pour servir à la fois l'Amérique du Nord, centrale et du Sud. Enfin l'indépendance juridictionnelle : hors de l'Union européenne et hors du périmètre direct des tribunaux américains, ce qui complète notre arc juridique existant sans le dupliquer.
Une précision honnête : « pas de rétention imposée » ne signifie pas « hors de portée de tout juge ». Une commission rogatoire panaméenne correctement formée et motivée sera examinée — et traitée par nous comme dans les cinq autres juridictions : selon la loi locale, avec traitement des abus confirmés dans l'heure, conformément à notre AUP, et jamais sur la base d'une plainte privée non judiciaire. Panama ajoute une pièce à l'échiquier ; il ne le change pas.
Le datacenter, choisi sur critères — pas sur des photos
Nous avons visité quatre sites entre septembre 2024 et janvier 2025. Chacun a reçu la même grille de 27 critères ; un seul a passé les non-négociables sans dérogation :
- Tier III confirmé : double alimentation sur toute la chaîne, UPS N+1, groupes électrogènes testés en charge chaque mois — SLA 99,982 % contractuel.
- Refroidissement N+1 adapté au climat local, avec free-cooling nocturne : notre charge thermique a été auditée au watt près.
- Conception sismique : le Panama est une zone sismique — racks ancrés, bâtiment certifié aux normes sismiques en vigueur, audits structurels à l'appui.
- Trois opérateurs présents en meet-me-room (dont deux avec leurs propres fibres terrestres vers les câbles sous-marins), plus notre capacité IP transit habituelle.
- Accès 24/7 sans préavis pour notre équipe locale de maintenance, caméras conservées 90 jours, et sas de sécurité opérationnels — les détails qui font la différence à 3 h du matin.
Les compromis, assumés : la bande passante locale coûte ~35 % plus cher qu'à Rotterdam (le prix de la géographie), le meet-me-room compte moins d'opérateurs qu'en Europe du Nord, et une partie du hardware a dû être approvisionnée localement plutôt qu'expédiée — avec des tests de réception en rack aussi stricts que d'habitude. Nous préférons vous le dire ici plutôt que de le découvrir dans un ticket.
Les latences, mesurées depuis Panama City
Méthodologie : ICMP echo vers les principales métropoles, émis depuis notre routeur edge pendant 7 jours (31 mai → 6 juin 2025), une sonde par seconde et par destination — soit 604 800 mesures par ville — réseau en charge réelle. Voici les chiffres bruts :
| Destination | RTT moyen depuis Panama | RTT depuis Rotterdam (référence) |
|---|---|---|
| Miami | 34 ms | 110 ms |
| New York | 47 ms | 82 ms |
| Los Angeles | 92 ms | 140 ms |
| Mexico City | 64 ms | 168 ms |
| Bogotá | 61 ms | 182 ms |
| Lima | 89 ms | 196 ms |
| Santiago | 103 ms | 205 ms |
| São Paulo | 112 ms | 192 ms |
| Amsterdam (retour) | 148 ms | 1 ms |
Lecture : si votre public est en Amérique latine ou sur la côte est américaine, un VPS à Panama divise vos latences par deux à trois par rapport à nos POP européens — et pour les audiences réparties des deux côtés de l'Atlantique, notre anycast permet d'annoncer la même IP depuis plusieurs POP : l'utilisateur rejoint le plus proche automatiquement.
Disponible dès aujourd'hui — et ce qui ne l'est pas encore
Dès ce 6 juin 2025, à Panama : les quatre gammes VPS (Coast, Reef, Horizon, Abyss), mêmes spécifications et mêmes prix qu'ailleurs — KVM, AMD EPYC, NVMe Gen4, 1 Gbps illimité, full root, déploiement en moins de 60 secondes. Les options IPv4 dédiée, snapshots et backups quotidiens suivent immédiatement.
Ce qui n'est pas encore là : les RDP Windows (arrivée prévue au troisième trimestre 2025, licences à valider localement) et les instances GPU (quatrième trimestre 2025 au plus tôt — le refroidissement des RTX 4090 exige une capacité thermique supplémentaire que nous ne déployerons pas sans tests prolongés). Si un commercial vous promettait ces dates plus tôt, il vous vendait de l'air : nous préférons sous-promettre.
L'offre de lancement
Pour marquer l'ouverture : -30 % sur les trois premiers mois de tout VPS déployé à Panama avec le code PANAMA25 au checkout, valable jusqu'au 31 juillet 2025. La remise s'applique sur n'importe quelle gamme, renouvelé au plein tarif ensuite — sans surprise, sans condition cachée, résiliable à tout moment. Les VPS existants peuvent être migrés vers Panama gratuitement via un ticket : la migration interne entre juridictions restera gratuite, comme depuis 2022.
Panama porte notre réseau à six points de présence. La carte n'est pas finie — mais chaque nouveau point y entrera avec la même exigence : un droit étudié, un datacenter audité, des latences publiées et des prix affichés sans astérisque.